Répression : qu'est-ce que la théorie de la répression ?

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Répression : qu'est-ce que la théorie de la répression ?

La notion de refoulement, principe très important en psychanalyse, est apparue comme un concept chez Freud, bien que Shopenhauer l'ait déjà évoquée. Mais réprimer quoi ?

L'esprit selon Freud

Avec le refoulement commence la découverte de l'inconscient. La théorie du refoulement n'est pas une question simple puisqu'elle dépend de l'idée, pas toujours bien consciente, que l'on se fait de l'inconscient, de ce qui est inconscient ou de ce qui se passe inconsciemment.

Pour comprendre comment fonctionne le refoulement, il est donc nécessaire de revoir la conception de l'esprit de Sigmund Freud. Pour lui, l'esprit humain était un peu comme un iceberg : le pic que l'on aperçoit au-dessus de l'eau représente l'esprit conscient. La partie immergée sous l'eau mais qui est encore visible, c'est le préconscient. La majeure partie de l'iceberg sous la ligne de flottaison est invisible. C'est l'inconscient. C'est ce dernier qui a un impact très puissant sur la personnalité et peut potentiellement conduire à une détresse psychologique, qui peut affecter le comportement même si nous ne sommes peut-être pas conscients de ce qui s'y trouve.

C'est en aidant les patients à découvrir leurs sentiments inconscients que Freud a commencé à penser qu'il y avait un processus qui cachait activement des pensées inacceptables. Le refoulement était le premier mécanisme de défense identifié par Freud en 1895 et il croyait que c'était le plus important.

La répression est-elle un mécanisme de défense ?

Le refoulement, c'est repousser ses propres désirs, pulsions, désirs qui ne peuvent devenir conscients parce qu'ils sont honteux, trop douloureux voire répréhensibles pour l'individu ou pour la société. Mais ils resteront en nous de manière inconsciente. Car ce n'est pas tout dire, exprimer, ressentir. Lorsqu'un désir essaie de devenir conscient et qu'il n'y parvient pas, c'est un mécanisme de défense au sens psychanalytique du terme. Le refoulement est le blocage inconscient des émotions désagréables, des impulsions, des souvenirs et des pensées de l'esprit conscient.

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Comme Freud l'explique : « Une 'rébellion violente' a eu lieu pour bloquer le chemin de la conscience de l'acte psychique offensant. Un gardien vigilant a reconnu l'agent incriminé, ou la pensée indésirable, et l'a signalé à la censure ». Ce n'est pas une fuite, ce n'est pas une condamnation de la pulsion ou du désir mais c'est l'acte de se tenir à distance du conscient. Une solution intermédiaire pour tenter de minimiser les sentiments de culpabilité et d'anxiété.

Mais encore, pourquoi cette pensée est-elle indésirable ? Et qui l'a reconnu comme tel et l'a censuré ? La pensée non désirée est indésirable car elle produit le déplaisir, qui met en mouvement la mécanique, et le refoulement est la conséquence d'investissements et de contre-investissements dans des systèmes différents.

Cependant, bien que le refoulement puisse être efficace au début, il peut entraîner une plus grande anxiété sur la route. Freud croyait que le refoulement pouvait entraîner une détresse psychologique.

Quel est l'impact de la répression ?

La recherche a soutenu l'idée que l'oubli sélectif est un moyen pour les gens de bloquer la conscience des pensées ou des souvenirs indésirables. L'oubli, induit par la récupération, se produit lorsque le rappel de certains souvenirs conduit à l'oubli d'autres informations connexes. Ainsi, l'appel répété de certains souvenirs peut rendre d'autres souvenirs moins accessibles. Les souvenirs traumatisants ou indésirables, par exemple, peuvent être oubliés par la récupération répétée de souvenirs plus positifs.

Freud croyait que les rêves sont un moyen de jeter un coup d'œil dans le subconscient, les sentiments refoulés peuvent apparaître dans les peurs, les anxiétés et les désirs que nous éprouvons dans ces rêves. Autre exemple dont les pensées et les sentiments refoulés peuvent se faire connaître selon Freud : les dérapages. Ces bouts de langue peuvent être, dit-il, très révélateurs, montrant ce que nous pensons ou ressentons à propos de quelque chose à un niveau inconscient. Parfois, les phobies peuvent également être un exemple de la façon dont la mémoire refoulée peut continuer à influencer le comportement.

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La théorie de la répression critiquée

La théorie de la répression est considérée comme un concept chargé et controversé. Il a longtemps servi d'idée centrale en psychanalyse, mais il y a eu un certain nombre de critiques qui ont remis en question la validité même et même l'existence du refoulement.

La critique du philosophe Alain, porte précisément sur cette remise en question du sujet qui serait impliquée par la théorie freudienne : Alain reproche à Freud d'avoir inventé un « autre moi » en chacun de nous (un « mauvais ange », un « conseiller diabolique » qui pourrait nous servir à remettre en question la responsabilité que nous avons de nos actes.

On pouvait, quand on voulait se dédouaner d'une de nos actions ou de ses conséquences, invoquer ce « double » pour affirmer que l'on ne s'est pas mal conduit, ou que l'on ne pouvait pas faire autrement, qu'au final cette action n'est pas la nôtre… Il considère que la théorie de Freud est non seulement erronée mais aussi dangereuse, car en contestant la souveraineté que le sujet est censé avoir sur lui-même, elle ouvre la voie à toutes les échappatoires, elle fournit un alibi à ceux qui souhaitent échapper à leur responsabilité morale. .

 

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