Veines saphènes : à quoi servent-elles ?

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Veines saphènes : à quoi servent-elles ?

Les veines saphènes sont situées dans la jambe et assurent le retour du sang veineux. Ces deux veines du membre inférieur ont pour fonction d'assurer la circulation du flux sanguin dans un sens, selon un trajet ascendant qui doit lutter contre la gravité. 

La principale pathologie qui affecte ces veines est l'apparition de varices. Cependant, des traitements existent, un traitement chirurgical est également possible.

Anatomie des veines saphènes

La grande veine saphène et la petite veine saphène font partie du réseau veineux dit périphérique. C'est grâce aux valves veineuses que le sang ne parvient à circuler que dans un seul sens : vers le cœur.

Le terme est étymologiquement dérivé de l'arabe safina, saphène, lui-même probablement dérivé d'un terme grec signifiant « visible, apparent ». Ainsi, les deux grands collecteurs de sang veineux longitudinaux situés dans la jambe sont constitués de :

  • la grande veine saphène (appelée aussi veine saphène interne) ;
  • la petite veine saphène (également appelée veine saphène externe). 

Les deux font partie du réseau veineux superficiel. La grande veine saphène remonte donc jusqu'à l'aine, pour rejoindre le réseau profond. Quant à la petite veine saphène, elle se jette également dans le réseau profond, mais derrière le genou.

Deux réseaux constituent, en effet, les veines du membre inférieur : l'un est profond, l'autre superficiel, et tous deux sont anastomosés l'un à l'autre à plusieurs niveaux. De plus, ces veines du membre inférieur sont munies de valves. Les valves sont des replis membraneux à l'intérieur d'un canal, ici la veine, qui empêchent le reflux du liquide.

Physiologie des veines saphènes

La fonction physiologique des veines saphènes est d'amener le flux sanguin veineux du bas vers le haut du corps, afin qu'il puisse ensuite atteindre le cœur. La grande veine saphène et la petite veine saphène participent à la circulation sanguine. 

Le trajet sanguin est ascendant au niveau des deux veines saphènes : il doit donc lutter contre l'effet de la gravité. Les valves veineuses forcent ainsi le sang à circuler dans un seul sens : vers le cœur. La fonction des valves est donc de diviser le flux sanguin dans la veine, et ainsi d'assurer une circulation à sens unique. 

Pathologies des veines saphènes

Les principales pathologies pouvant affecter les veines saphènes internes et externes sont les varices. En effet, ces anomalies touchent, dans la majorité des cas, ces deux veines superficielles qui remontent le long de la jambe. Les varices sont causées par des valves veineuses qui fuient.

Que sont les varices? 

Lorsque les valves veineuses des veines saphènes fuient, cela provoque une dilatation des veines, qui deviennent alors tortueuses : on les appelle varices, ou varices. Les varices peuvent apparaître n'importe où dans le corps. Mais en fait, elles touchent principalement les veines superficielles des membres inférieurs (elles sont aussi plus fréquentes également dans l'œsophage et le canal anal).

Les varices des veines saphènes peuvent causer un simple inconvénient esthétique, ou causer de graves problèmes médicaux. Lorsque les valves fuient, le sang reflue donc des veines profondes vers les veines superficielles, moins performantes et le sang s'y accumule. 

Les causes de l'insuffisance valvulaire peuvent être les suivantes :

  • une origine congénitale ;
  • stress mécanique (station debout prolongée ou grossesse), certains métiers sont plus à risque (par exemple coiffeurs ou vendeurs) ;
  • vieillissement.

Quels traitements pour les problèmes liés aux veines saphènes

Il existe plusieurs types de traitements pour traiter les varices des veines saphènes :

  • Bas de contention : le port des varices (ou bas de contention) est parfois suggéré pour les patients présentant des symptômes légers, ou pour lesquels d'autres traitements ne sont pas recommandés ;
  • Sclérose : elle est réalisée en injectant dans les varices une solution qui provoque une inflammation avec un caillot sanguin. Lorsque la zone cicatrise, elle forme alors une cicatrice qui va bloquer la veine ;
  • Radiofréquence : l'occlusion endoveineuse par radiofréquence consiste à utiliser l'énergie des radiofréquences afin de chauffer les varices et de les fermer ;
  • Laser : l'occlusion laser consiste à utiliser ce laser pour fermer les veines ;
  • Stripping : il s'agit d'une opération chirurgicale. Elle consiste à insérer une tige flexible dans la veine variqueuse, puis à la retirer en retirant la veine. Elle vise donc à éliminer directement les varices, ainsi que les veines périphériques malades.

Quel est le diagnostic?

L'insuffisance veineuse chronique touche entre 11 et 24% de la population dans les pays industrialisés contre seulement 5% en Afrique et 1% en Inde. De plus, il est à noter qu'elle touche trois femmes pour un homme. Le patient consulte généralement son médecin généraliste, en raison d'un symptôme fonctionnel, d'un désir esthétique ou d'une varice, plus rarement d'un œdème. En effet, il s'avère que 70 % des patients qui consultent pour la première fois pour insuffisance veineuse souffrent d'abord de lourdeurs dans les jambes (selon une étude française réalisée sur plus de 3 patients âgés en moyenne de 500 ans).

Un examen médical précis

Cet interrogatoire permettra de connaître chez le patient ses éventuels traitements, allergies, ses antécédents médicaux et surtout chirurgicaux, ou fractures et emplâtres, et enfin l'histoire de maladie thromboembolique, chez lui ou dans sa famille.

De plus, le médecin généraliste évaluera les facteurs de risque d'insuffisance veineuse superficielle, notamment :

  • hérédité;
  • âge;
  • le sexe;
  • le nombre de grossesses pour une femme ;
  • poids et taille;
  • inactivité physique ;
  • activité physique.

L'examen clinique approfondi

Elle consiste à observer le patient debout sur un escabeau de phlébologie. Ses membres inférieurs sont nus jusqu'à l'aine, sans bandage ni contention.

Comment se passe l'examen ?

L'examen se fait de bas en haut, des orteils jusqu'à la taille, un membre après l'autre en relâchement musculaire. Le patient doit se retourner. Cet examen est ensuite poursuivi avec le patient allongé, cette fois sur la table d'examen (l'éclairage doit être de bonne qualité). Il faut en effet visualiser les vaisseaux. L'observation est insistante en haut de la jambe et en bas de la cuisse car les premières varices visibles sont, pour la plupart, présentes d'abord au niveau du genou. Ensuite, une échographie peut être jugée nécessaire.

Il faut aussi que le médecin soit conscient qu'il convient, devant les varices importantes, de rechercher des facteurs de risque d'apparition d'un ulcère veineux.

Ces facteurs de risque sont:

  • obésité;
  • dorsiflexion limitée de la cheville;
  • le tabac ;
  • un épisode de thrombose veineuse profonde;
  • une corona phlebectatica (ou dilatation des petites veines sous-cutanées du bord interne du pied) ;
  • un changement dans la peau de la jambe (comme la présence d'eczéma).

Histoire de la découverte de la circulation sanguine

L'histoire de la circulation sanguine doit beaucoup au scientifique du XNUMXème sièclee siècle William Harvey, qui l'a en effet découvert et décrit. Mais, comme toute découverte scientifique, elle repose sur des connaissances acquises, remises en cause, accumulées au fil des âges.

La toute première représentation découverte du cœur est ainsi une peinture rupestre datant de l'ère magdalénienne (environ – 18 à – 000 ans avant JC), dans la grotte d'El Pindal (Asturies) : en effet, le cœur est là. peint sur un mammouth comme une tache rouge en forme de cœur de carte à jouer. Des années plus tard, les Assyriens attribueront intelligence et mémoire au cœur. Puis, en 12 avant JC, dans l'Egypte ancienne, le pouls était courant. Le cœur est alors décrit comme le centre des vaisseaux.

Hippocrate (460 – 377 av. J.-C.) a correctement décrit le cœur. Sa conception physiologique était cependant erronée : pour lui, les oreillettes attirent l'air, le ventricule droit pousse le sang dans l'artère pulmonaire pour nourrir le poumon, le ventricule gauche ne contient que de l'air. Après plusieurs théories successives, il faudra attendre le XVIe siècle, en Italie, pour qu'André Césalpin soit le premier à reconnaître le circuit sanguin. Jusqu'à cette époque, le mouvement du sang était considéré comme un flux et un reflux. C'est Césalpin qui théorise le concept de circulation, dont il est d'ailleurs le premier à utiliser le terme.

Enfin, William Harvey (1578-1657) et son œuvre Étude anatomique du mouvement du cœur et du sang chez l'animal va révolutionner la théorie de la circulation sanguine. Ainsi, il écrit : «Partout où il y a du sang, son cours reste toujours le même, soit dans les veines, soit dans les artères. Des artérioles, le liquide passe dans les veinules du parenchyme, et la force du cœur suffit pour effectuer cette transition.»

De plus, Harvey démontre que les valves des veines ont pour fonction de faciliter le retour du sang vers le cœur. Cette théorie révolutionnaire s'oppose à des opposants farouches. Cependant, Louis XIV réussit à l'imposer notamment par l'intermédiaire de son chirurgien Dionis.

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